IGD

Institut de géographie et durabilité de l'Université de Lausanne
Projets de recherche


Nouvelle recherche


L’exploitation des eaux du bassin de l’Oronte : Enjeux et perspectives pour une gestion concertée des ressources hydriques au Liban et en Syrie

Le programme mis en place en février 2012 avec le soutien de la DDC a pour double objectif d’analyser les enjeux de l’exploitation des eaux du bassin de l’Oronte au Liban et en Syrie et de constituer un réseau de collaborations pouvant servir de socle scientifique et technique à un projet de gestion concertée des eaux du bassin. Le peuplement du bassin de l’Oronte, la structuration de l’espace et son avenir économique sont étroitement liés à l’exploitation des ressources en eaux. La section libanaise se caractérise par une sous utilisation des eaux de surface et une nette intensification, au cours des vingt dernières années, de l’exploitation des eaux souterraines dans le nord de la plaine de la Bekaa. Regroupant plus de trois millions d’habitants, le bassin de l’Oronte est en Syrie une zone de première importance aux plans économique et politique. Les terres irriguées à partir des eaux de surface couvrent une superficie de près de 170'000 hectares ce qui est proche de la surface irriguée dans le bassin de l’Euphrate. De plus, l’Oronte alimente les deux pôles urbains de Homs et de Hama ainsi que plusieurs villes moyennes dans lesquels l’utilisation de l’eau à des fins domestiques et industrielles augmente rapidement. L’évolution récente se caractérise par une croissance rapide de la consommation engendrant des problèmes croissants vers l’aval du bassin en termes de quantité et de qualité de l’eau disponible. La situation est aujourd’hui critique dans la plaine du Ghab. Outre l’augmentation des prélèvements d’eau de surface en amont, liée à la croissance démographique et au développement des activités industrielles, le déficit en eau de surface est aussi dû à l’exploitation croissante des nappes phréatiques. Les eaux souterraines, dont l’exploitation échappe à tout contrôle, fournissent actuellement plus de 50 % du volume total d’eau extrait dans le bassin. Les utilisateurs ont bénéficié d’un système de tolérance lié aux enjeux politiques de ces zones marginalisées dans les plans nationaux de développement économique. Des mesures de régulation de l’exploitation des eaux souterraines ont été mises en place par les autorités syriennes au début des années 2000. Dans une stratégie d’ouverture aux organisations internationales, l’objectif était de répondre aux attentes de ces dernières. Dans les faits, le système de tolérances à géométrie variable a toutefois été largement maintenu. (article paru dans la revue Globe IHEID n° 10, p. 44)


Domaines de recherche Développement, sociétés, environnements
Ressources en eau
Mot-clefs Gestion de l'eau
Irrigation
Financement Institutions Partenaires : Institut de hautes études internationales et du développement Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne (laboratoire des systèmes d’information géographique) Université de Neuchâtel (Centre d’Hydrogéologie) Université de Lausanne (Faculté des géosciences et de l’environnement) Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes ( UNITAR - UNOSAT Institut de recherches agronomiques libanais Université St Joseph, Université Libanaise, Institut Français du Proche Orient
Durée Janvier 2012 - décembre 2013
Site Web
Chercheurs Jaubert Ronald
Saadé-Sbeih Myriam

Localisation du projet